A propos de la République Démocratique du Congo

A propos de la République Démocratique du Congo

REGARD SUR LES PRIORITÉS DE ZOOM DPSD EN 2019

D.R.C:

Le pays est plongé dans une crise politique que le facilitateur de l’Union africaine «Edem Kodjo» et l’épiscopat congolais ont tenté de désamorcer en faisant office de médiateur entre le gouvernement et les partis d’opposition. Un accord signé le 31 décembre 2016 avait instauré une période de transition durant laquelle le pouvoir serait cogéré par le président Joseph Kabila et l’opposition, jusqu’à l’élection présidentielle de fin 2017. Le calendrier électoral, publié par la Commission électorale nationale indépendante ( INEC), a ensuite décidé de tenir l’élection présidentielle en décembre 2018.

Mais la tension monte à nouveau à l’approche des élections. Le débat est centré autour de la machine à voter jugée inconstitutionnelle ou une machine à tricherie, ainsi que de la forme électorale considérée comme non fiable. Les tensions sont si grandes que l’un des membres de l’opposition menace de boycotter les élections, de faire appel à la désobéissance civile et d’organiser des manifestations dans tous les pays.

En outre, les régions frontalières, particulièrement à l’est, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, sont connues pour être plutôt instables: de nombreux groupes armés y mènent la guerre et répandent la terreur depuis de nombreuses années.

Dans ce contexte, la paix et la sécurité en République démocratique du Congo restent fragiles et préoccupantes.

BURUNDI:

Zoom La DPSD observe avec une grande inquiétude l’évolution du climat politique au Burundi. Alors que la médiation ougandaise, lancée en juillet 2015, a du mal à trouver des solutions, l’urgence demeure réelle.

Plus le conflit politique actuel durera longtemps, plus les craintes, les rancunes et les risques de conflit armé augmenteront. Sans oublier que depuis le début de la crise, aux côtés de l’opposition politique, au moins quatre groupes rebelles se sont déclarés contre le gouvernement burundais: FOREBU (Forces républicaines du Burundi), RED-TABARA (Résistance au conflit). Etat de droit) UPR (Union des patriotes pour la révolution) MPR – Abarundi (Mouvement de résistance populaire (.

Compte tenu de l’échec flagrant de la médiation sous-régionale, il est urgent de revitaliser la médiation afin de tirer parti des ressources disponibles dans les organisations internationales et non gouvernementales.

L’implication d’organismes non étatiques dans le règlement pacifique de la crise pourrait être un atout pour permettre la tenue de négociations inclusives.

 

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